Étanchéité de toiture plate dans les deux Savoie
Un toit plat est étanché par un revêtement continu qui reçoit la pluie, la neige et l'eau de fonte. Il couvre des chalets contemporains, des immeubles de stations, des logements et des bâtiments techniques. En altitude, la charge de neige et les longues périodes de gel commandent la conception de tout l'ouvrage.
Principe d'une toiture plate
Une toiture plate n'évacue pas l'eau par la pente, elle la retient le temps que les évacuations l'absorbent. Le revêtement doit donc rester imperméable en continu, y compris sous une couche de neige qui fond lentement pendant des semaines. Sous lui, l'isolant et le pare-vapeur ne tolèrent aucune humidité, et au-dessus une protection le met à l'abri des ultraviolets et des chocs. Chaque interruption de cette peau, relevé, évacuation ou traversée, demande une pièce prévue pour cela.
Étanchéité en climat de montagne
Au-dessus de 900 mètres, les toitures relèvent de règles spécifiques au climat de montagne. La charge de neige entre dans le calcul du plancher comme dans celui de la résistance à la compression de l'isolant. Les hauteurs de relevé sont majorées, puisque le manteau neigeux peut atteindre plusieurs dizaines de centimètres et rester en place tout l'hiver. Les membranes bitumineuses modifiées SBS y sont privilégiées pour leur souplesse par grand froid.
Désordres dus à la neige
La neige exerce trois effets sur une toiture-terrasse. Son poids charge la structure, sa fonte alimente les évacuations bien après les chutes, et l'eau retenue derrière une congère gèle puis dégèle en travaillant les recouvrements. Une entrée d'eau prise en glace met la terrasse en charge sans aucun signe visible depuis l'intérieur. Dégager les abords des évacuations pendant l'hiver fait partie de l'entretien courant dans les deux Savoie.
Sécurité sur le chantier
Travailler sur un toit plat expose au risque de chute, premier accident du métier. Les garde-corps provisoires, les lignes de vie et la protection des trémies se mettent en place avant le début des travaux et figurent au chiffrage. Le travail à la flamme impose en outre un permis de feu, un extincteur à portée et une ronde après l'arrêt du chantier. Sur les toitures enneigées ou verglacées, ces dispositions deviennent le premier poste à régler avant toute intervention.
Normes applicables
Les documents techniques unifiés encadrent la conception et la pose des étanchéités. Le DTU 43.1 couvre les toitures maçonnées en climat de plaine, le 43.11 les mêmes ouvrages en climat de montagne, avec des exigences renforcées sur les relevés et les évacuations. Le DTU 43.5 traite des réfections sur support existant, cas de la plupart des chantiers de rénovation. Les procédés non couverts par un DTU relèvent d'un avis technique délivré par le CSTB, que l'entreprise doit pouvoir présenter.
Coût au mètre carré d'un complexe étanche
Un bicouche bitumineux soudé coûte 45 à 70 euros du mètre carré, une membrane synthétique 60 à 95 euros, une résine liquide 70 à 120 euros. S'y ajoutent l'isolation et, en terrasse accessible, la protection dure.
Spécialistes de l'étanchéité
Sam’Etanch : Basée à Chambéry, Sam’Etanch réalise des travaux d’étanchéité, de revêtement et de végétalisation. Son offre couvre notamment les toits-terrasses, les balcons et certains murs végétalisés.
Zone géographique desservie
Principales villes de Haute-Savoie : Annecy, Thonon-les-Bains, Annemasse, Cluses, Annecy-le-Vieux, Cluses, Seynod, Cran-Gevrier, Sallanches, Rumilly
Principales villes de Savoie : Chambéry, Aix-les-Bains, Albertville