Travaux d'étanchéité dans l'Indre et le Cher

Un toit-terrasse ne doit son étanchéité qu'au revêtement posé sur son plancher, puisque la pente y est presque nulle. Ce revêtement protège l'isolant, le plancher et les pièces situées en dessous. Il concerne les maisons à toit plat comme les garages, les extensions et les bâtiments d'activité.

Rôle du pare-vapeur

Le pare-vapeur est une feuille posée côté chaud, entre le plancher et l'isolant. Il arrête la vapeur d'eau produite par la cuisine, la salle de bains et la présence des occupants, qui migre naturellement vers le haut et vers le froid. Sans lui, cette vapeur condense au contact de la sous-face froide du revêtement et trempe l'isolant alors qu'aucune fuite n'existe. Une étanchéité neuve posée sur un ancien complexe dépourvu de pare-vapeur conduit assez souvent à ce type de désordre.

Étanchéité liquide

Un système d'étanchéité liquide s'applique au rouleau ou à la brosse et durcit en une membrane continue sans joint. Les résines polyuréthane et les PMMA armés d'un voile épousent les formes compliquées, ce qui les rend précieux sur un balcon, une petite terrasse ou une toiture hérissée de sorties techniques. Ce procédé demande un support parfaitement sec et propre, et une application par temps sec au-dessus de 5 degrés. Il revient entre 40 et 90 euros du mètre carré selon la résine et le nombre de couches.

Traversées de toiture

Chaque élément qui perce le revêtement crée un point faible à traiter avec une pièce dédiée. Les sorties de ventilation, les fourreaux électriques, les potelets de garde-corps et les supports d'antenne se raccordent par un manchon ou une platine soudée, jamais par un cordon de mastic qui craquelle en 2 ou 3 ans. Regrouper plusieurs sorties sur un même massif réduit d'autant le nombre de points sensibles. Les traversées percées après coup, pour une climatisation ou des panneaux solaires, expliquent nombre d'infiltrations sur des terrasses par ailleurs en bon état.

Méthodes de recherche de fuite

Quatre méthodes se partagent la recherche de fuite sur une toiture-terrasse. La mise en eau par zones, évacuations obturées, reste la plus fiable mais demande du temps et un plancher capable d'encaisser la charge. Le gaz traceur injecté sous la membrane ressort au droit du défaut et se détecte au renifleur, le fumigène jouant le même rôle de façon visible. La caméra thermique ne montre pas le trou mais les zones d'isolant gorgé d'eau, dont l'inertie diffère du reste de la toiture, et une recherche complète se facture le plus souvent entre 350 et 900 euros.

Réfection en surcouche

La réfection en surcouche consiste à poser un nouveau revêtement sur l'ancien, sans le déposer. Elle évite le coût, les déchets et les risques d'intempérie d'une dépose, et se pratique couramment sur un bicouche bitumineux en fin de vie. Deux conditions doivent être réunies, un isolant resté sec et une réserve de charge suffisante sur le plancher, ce que des carottages et un calcul permettent de vérifier. Dans le cas contraire la dépose complète s'impose, faute de quoi l'humidité emprisonnée ressort dès le premier été.

Coût au mètre carré d'un complexe étanche

Un bicouche bitumineux soudé coûte 45 à 70 euros du mètre carré, une membrane synthétique 60 à 95 euros, une résine liquide 70 à 120 euros. S'y ajoutent l'isolation et, en terrasse accessible, la protection dure.

Spécialistes de l'étanchéité

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Règles de mise en œuvre

L'ouvrage engage la garantie décennale de l'entreprise, qui couvre les infiltrations pendant 10 ans. Les avis techniques du CSTB encadrent par ailleurs les procédés qui sortent du domaine traditionnel.

Zone géographique desservie

Principales villes du Cher et de l'Indre : Bourges, Chateauroux, Vierzon